Aujourd'hui, c'est parti, le yoga est dans ma vie !

Habiter son corps est un nouveau réflexe. Nous avons pu explorer, au cours des semaines précédentes, tous les avantages d'être connecté à notre intériorité.
Cette semaine, pour achever ce voyage, je vous propose un programme, qui est pour moi le plus efficace pour être dans son corps. Bien évidemment, l'idée est de mettre en place chaque jour une rencontre avec nous même, dans un équilibre   physique, émotionnel et mental. 
 Vous en faites peut être déjà, nous n'en avez jamais fait, le yoga est une discipline magnifique et efficace pour relier le corps et l'esprit. Je ne vais pas vous faire un cours théorique sur le yoga mais juste vous dire ce que je ressens lorsque je pratique (10 minutes) tous les jours. Quand je commence, je tente d'être dans le moment et non dans l'instant d'après. Je soupire, expire et je sens que mon corps est à fond avec moi même si il ne fait pas ce que je lui demande, mais je lâche le résultat à atteindre. A un moment, je sens un bien être dans les postures (même si elles sont imparfaites), je me redresse, je suis là, je suis reconnectée. Si vous n'avez jamais fait de yoga et vous ne voulez pas vous inscrire à un cours, peut être que des mouvements lents sur une jolie musique peuvent vous aider.
Belle journée


Aujourd'hui, je caline ma tristesse

Pour finir cette semaine, la tristesse est l'émotion la plus insidieuse. Là encore, nous pouvons la trouver dans notre corps, mais les sensations sont tellement désagréables, angoissantes que nous préférons la laisser au fond de nos entrailles. Elle est tapie dans les profondeurs mais ses effets sont dans notre vie au quotidien. Nous perdons l' envie, EN VIE. Mais là encore, cette émotion est une messagère.La tristesse nous indique que notre besoin d'existence n'est pas satisfait, nous n'avons pas d'harmonie et d'épanouissement personnel dans notre vie. Nous avons besoin de réconfort et de présence. Elle est provoquée souvent par une perte et elle oblige à faire l'expérience du détachement mais elle prépare le ré attachement.
Nous allons revenir à nous mais pas nous replier sur nous. Plutôt une écoute attentive et bienveillante, nous allons la recevoir comme une invité de choix et non la propulser à la cave comme une indésirable. Par le corps, nous allons mettre du sens. Nous avons le droit d'être triste mais nous ne sommes pas que la tristesse, c'est juste une partie de nous qui vient nous dire quelque chose.
Semaine prochaine et pour finir le programme, je vous propose de faire l'expérience d'outils pour habiter notre corps.
Excellent week end.


Aujourd'hui, j'écoute mes peurs dans mon corps

La peur, qu'elle soit réelle ou imaginaire, se manifeste, elle aussi, dans notre corps. Elle nous paralyse, elle nous agite, elle fait battre notre cœur, elle contracte notre ventre, elle nous crée une boule dans notre gorge...  elle nous donne l'envie de fuir. Dans tous les cas, il y a une menace et un besoin de sécurité, de protection.
Là encore, cette émotion, forte, se manifeste dans notre corps et c'est par notre corps que nous pouvons l'apaiser. En nous connectant à elle, pleinement (corps, esprit et émotion), nous diminuons son intensité, son impact. Nous l'écoutons, toujours grâce aux ressentis, nous entendons ses message (là grâce à notre mental) et nous pouvons ainsi comprendre le besoin non satisfait. La peur, complètement vécue dans le corps, accueillie avec bienveillance, s'apaise. Ne pas avoir peur de notre peur va nous permettre de l'apprivoiser. N'oublions pas que cette émotion est là pour nous prévenir d'une menace, elle est protectrice.
A demain 


Aujourd'hui, j'apaise ma colère en la vivant pleinement

Tout peut commencer par de légers agacements,une accumulations de petits énervements, pour aboutir, ou pas, à une grosse colère. L'intensité du ressenti est différent, mais dans tous les cas, il y a dommage (plus ou moins important) et un besoin (ou des besoins) non satisfait.
Si je suis attentif à mes ressentis, à ce qui se passe dans mon corps, je vais sentir les choses arrivées, même si cela prend parfois des années. Par conséquent, je peux prévenir et informer, prendre en charge mes besoins.
Mais parfois, la colère surgit, nous n'avons pas eu le temps de nous préparer, elle est violente et soudaine, elle nous envahit et nous sommes hors de nous, nous ne contrôlons plus rien, dans nos paroles et parfois dans nos actes. Nous mettons des heures (ou des semaines) à nous remettre : 1 minute de colère va nous prendre 1 heure pour récupérer. 
Pour exprimer pleinement une colère, nous devons revenir à nous, à notre corps. Nous isoler est souvent une bonne solution et exprimer cette rage en nous, par exemple en remuant son corps, en criant le plus fort possible, en se laissant aller à l'écriture spontanée, en tapant dans un coussin.... tout est bon pour exprimer l'émotion et ainsi baisser son intensité. Puis en revenant à son corps, à son souffle, aller chercher le sens et le besoin qui n'a pas été respecté. L'émotion est vivante et humaine, elle appartient à celui qui la vit, elle est messagère, à nous de trouver son sens.
Belle journée

Aujourd'hui, je calme mon anxiété en revenant à mon corps

Hier nous avons abordé le stress. Une situation (un rythme de vie, une relation...) devient stressante parce que nous la percevons ainsi. La perception est fondamentale, c'est de notre intériorité que nous voyons l’événement stressant, angoissant et parfois même terrifiant. Notre perception est influencée par notre histoire, nos vécus, nos croyances, nos préjugés... 
Mais comment changer une perception ? tout d'abord il faut revenir au corps, à la respiration et la détente et regarder la situation en partant d'un point de vue ancré et stable.
Puis vous vous questionnez (ce que l'on fait en thérapie) en vous demandant si l'objet de votre désarroi est vraiment stressant ? ce qu'il vous permet de faire ou d'être ? ce qu'il vous empêche de faire ou d'être ?
Retour vers le corps et questionnement nous encouragent à changer nos perceptions.
Ensuite, il y a aussi une part d'impuissance : "je ne vais pas y arriver, je ne suis pas capable". Le stress peut se transformer en anxiété, affreux mélange de peur et d'impuissance. Pour renforcer la confiance en soi, là encore, il est essentiel de revenir au corps.
Par exemple, lorsque nous avons été malade, nous avons souvent très peur de récidiver. C'est normal. Nous avons peut être une perte de confiance vis à vis de notre corps à nous  maintenir en santé et une incapacité à revivre ce que nous avons déjà vécu (manque de confiance en nous, en nos capacités, "je n'y arriverai pas").
Dans ce cas, notre porte de sortie n'est pas dans le mental (nous tournons en boucle nos peurs et nos projections) mais véritablement dans un retour au corps. 
Nous retournons ainsi chez nous, en nous et pour nous et nous revenons dans l'instant présent, le seul moment rassurant.

 

Aujourd'hui, je gère mon bad stress grâce à mon corps

La première semaine de notre programme, nous avons vu comment habiter notre corps au quotidien. Puis nous avons pu faire l'expérience de toutes les possibilités qu'il offre pour l'habiter de manière plus consciente.
J'ai remarqué que le stress provoquait une déconnexion fréquente avec notre corps, mais aussi la peur nous éloignait de notre intériorité, la colère nous place "hors de nous", l'anxiété nous attire vers la cogitation et le mental et enfin la tristesse nous écarte de notre chair.
Commençons par le stress. Tout le monde parle de stress, du bon (good stress) et du mauvais (bad stress), des effets dramatiques sur notre santé et sur notre vie. Lorsque nous le ressentons, nous sommes le plus souvent dans un processus de cogitation et d'agitation. Pour ma part, je commence à éprouver des difficultés à m’asseoir pour méditer ou faire mon petit enchaînement de yoga. Dans ce cas, nous avons vraiment la sensation d'avoir plus important à faire. 
Le corps est justement une aide précieuse. Nous avons tous des stimulis qui nous indiquent que nous dépassons le "good stress" (bon stress) et ces indicateurs sont dans notre corps. Si nous les notons, nous ne sommes déjà plus dans la zone de "bad stress". (mauvais stress). Alors, nous pouvons nous arrêter et faire ce qui est bon pour nous. Pour certains, c'est du sport, d'autres de la créativité..... peu importe.
A suivre demain. 





Aujourd'hui, j'invite la détente

Nous terminons notre semaine, consacrée aux capacités que nous pouvons développer dans notre corps : verticalité, ancrage, la souplesse, la respiration et aujourd'hui la détente.
 
Ainsi, avant toute chose, nous pouvons percevoir différemment notre enveloppe corporelle et notre intériorité. Lorsque nous nous redressons, nous encourageons la dignité et le respect. Lorsque nous nous ancrons, nous renforçons notre stabilité et notre sécurité intérieure. Lorsque nous nous assouplissons, nous cheminons vers  l'adaptabilité et l'acceptation et enfin, lorsque nous respirons pleinement, nous accédons à la transformation, le souffle nous permet de changer nos perceptions. Souvent, après une belle séance de respiration, nous nous sentons lavé, différent.
Ainsi, nous pouvons avoir accès à la détente. Nous sommes vendredi, c'est le weekend, je vous propose donc de détendre des parties de votre corps, sans attendre les conditions extérieures favorables. Faire l'expérience de l'auto détente permet l'apaisement et c'est tellement bon.
Je vous retrouve la semaine prochaine sur le thème du corps et des émotions.
Bon week end 

Aujourd'hui, j'aère mon corps

Je commence par une respiration consciente et profonde en me réveillant. Je laisse un moment de pause en haut de l'inspire afin de rassembler toutes les impuretés et de les évacuer grâce à l'expire.
Puis en travaillant ma verticalité, mon ancrage et ma souplesse, je me laisse des instants pour jouer avec mon souffle :
  • expiration rapide par le nez avec mouvement du ventre qui se rentre et tout le bas du corps se contracte, je les enchaîne et j'arrête pour une profonde inspiration et je ralentis l'expiration par le nez afin de sentir le souffle en arrière qui descend comme une cascade. (à refaire 3 fois sauf si vous sentez des douleurs dans votre ventre, douceur et écoute)
  • Puis des mouvements d'ouverture avec les bras, une respiration profonde à l'inspire comme à l'expire
Lorsque je mange, j'écoute ma respiration et je l'installe, lentement, profondément et consciemment.
Je peux m'amuser, plusieurs fois par jour, de suivre l'application "plongezen" qui me permet de réguler mon inspire et mon expire pendant 5 minutes (exercice de cohérence cardiaque).
Puis dans le lit ou sur le canapé, le soir, je pose ma main sur mon ventre ou sur mon thorax et j'écoute les ressentis sous ma main, je peux même sentir la chaleur.
Belle journée !!

Aujourd'hui, j'encourage la souplesse

Nous avons expérimenté l'ancrage et la verticalité de notre corps, aujourd'hui nous allons encourager sa souplesse. Commençons par les doigts de chacune de nos mains. Sentons l'agilité et le mouvement doux et sans effort des doigts. Laissons les bouger en imaginant que ce sont des jolies roseaux qui dansent avec le vent. Poursuivons ce mouvement au niveau des mains et de tous les bras.
Captons ainsi les messages de nos mains et bras, ce que nous ressentons et ce qui nous empêche, nous bloque, nous durcit. Accueillons et continuons à favoriser la souplesse.
Cessons le mouvement et écoutons notre corps, nos ressentis, notre état intérieur.
Puis passons à notre tête, notre visage, notre cou et notre nuque, laissons notre tête bouger tranquillement sans résultat à atteindre, comme une danse dans une brise légère.
Nous pouvons faire la même chose avec notre torse et l'ensemble de notre corps. Expérimenter la souplesse dans notre corps peut nous permettre d'en faire l'expérience dans notre vie, avec ce qui se vit en nous et à l'extérieur de nous.
La souplesse est un état d'être face aux conditions de vie. Elle se cultive dans le corps.


Aujourd'hui, je favorise la verticalité

Comme l'ancrage, la verticalité se trouve à l' intérieur. Elle n'est pas rigidité et droiture, elle est élévation et ouverture. Nous sommes de plus en plus connecté avec notre corporalité et notre connexion avec la terre (ancrage). Notre corps nous relie entre terre et ciel, nous sentons un fil invisible qui nous élève du sommet de notre crâne vers le ciel, vers le haut.
Cette verticalité favorise le respect, la dignité avec soi et avec les autres. 
Lorsque nous passons un mauvais moment, que nous nous sentons pas à la hauteur, nous avons tendance à nous affaisser. D'aller chercher la verticalité, nous procure plus de confiance, de dignité. 
A expérimenter tout au long de la journée, dans toutes les postures.

Aujourd'hui, je travaille mon ancrage

Nous repartons sur une nouvelle semaine afin de cheminer vers un bien être du corps. En fait, je regrette de ne pas avoir intitulé le programme "une intention par jour pour habiter son corps" car nous ne cherchons pas le bien être ou du moins ce n'est pas un résultat à atteindre, nous explorons les parts de lumière de notre corps mais aussi ses parts d'ombres.
Nous allons tout au long de cette semaine nous connecter à notre corps physique en démarrant par l'ancrage.
Aujourd'hui et plusieurs fois par jour, je me connecte à mes plantes de pieds et j'imagine que mes pieds s'enfoncent un peu plus dans la terre. Je sens mon ancrage de l'intérieur et dans toutes les positions et je favorise celles qui le renforcent.
Je peux également aller visiter les arbres d'un parc ou d'une forêt et me connecter à sa force, à son enracinement. Enfin, lorsque je me sens vacillé, déstabilisé, instable, je renforce mon ancrage en me connectant à la force de la terre par la plante de mes pieds, comme un arbre avec ses racines et je peux sentir cette énergie remonter dans tout mon corps.
En nous connectant à notre corps physique et à cette qualité de l'ancrage, nous pouvons avoir accès à bien plus. A vous de faire l'expérience


Aujourd'hui, j'accueille les sensations agréables

Nous avons passé la semaine à rentrer en relation avec notre corps. Nous avons peut être pu, chaque jour, établir un lien d'écoute et de bienveillance avec lui. Aujourd'hui, nous allons noter les zones de bien être, les sensations agréables, les perceptions de paix..; dans notre corps.
En les notant, nous allons pouvoir comprendre le contexte de ces apparitions. Par exemple, je remarque que dans cette posture, je me sens décontracté et mon corps est en paix. Ou encore, dans cette activité, je sens mon corps en mouvement, libre et tonique. Et aussi, en parlant avec cette personne,  je me sens plus vivant. En prenant conscience de ces circonstances, je connais mieux mon intériorité et je peux favoriser le contexte pour me sentir bien.
Expérience : Lorsque je me balade dans le parc, je sens que le vert des arbres, la force des troncs, les couleurs de la nature, les parfums du printemps ou de la pluie donnent à mon corps plus d'énergie vitale, ma respiration devient plus calme et mes idées plus apaisées. Lorsque je me balade dans le parc, mon corps se régénère et j'aime cela. Et vous ? quelle est votre expérience ? 
Bon week end et à lundi



Aujourd'hui, j'entends les plaintes de mon corps

Nous allons consacrer la journée (en arrière plan avec notre quotidien) à l'écoute des plaintes de notre corps. La faim par exemple est une sensation physique que beaucoup de personnes ne ressentent plus. Nous sommes tellement conditionnés sur les heures et la fréquence des repas que nous allons manger (pour être en bonne santé, pour faire comme tout le monde...) alors que, peut être, notre corps n'envoie aucun message de faim. Alors aujourd'hui, nous pouvons attendre qu'il nous envoie la plainte "j'ai faim!!!".
Mais il existe parfois des toutes petites douleurs que nous ne voulons pas écouter, qui nous font peur, que nous ne pouvons pas accueillir......alors qu'en écoutant ces sensations douloureuses, ces perceptions désagréables, peut être prendrons nous une nouvelle résolution, peut être changerons nous une habitude (alimentaire, posturale, sportive..).
Et enfin, la douleur intense. Là encore, afin d'éviter qu'elle se transforme en souffrance, nous pouvons l'accueillir, l'écouter, la vivre pleinement et intensément, c'est à dire avec le corps, l'émotionnel (qu'est ce que je ressens?) et le mental (que me dit elle ?). Mais nous y reviendrons pendant le programme.

Nous établissons ainsi une relation d'écoute et de confiance avec notre corps. Une pleine attention avec notre partie "parent bienveillant" permet parfois de résoudre un problème très rapidement alors que nier la sensation peut aggraver les choses.
Soyons un parent bienveillant pour notre corps.