Pour combattre le cancer



Je vous propose deux articles, l'un de figaro santé.fr du 24 février relatant l'arrivée de la méditation de pleine conscience (Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR) )pour aider les patient(e)s atteint(e)s du cancer.
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Et l'autre de la nouvelle république (22 fév 2012) témoignant d'un programme complet pour les malades et les proches.

bonne lecture


La méditation peut aider les malades atteints de cancer

Par figaro icon Aude Rambaud - le 24/02/2012
Un programme importé des États-Unis fait son chemin pour traiter l'anxiété ou la dépression. De plus en plus de praticiens le proposent à des patients atteints de cancer.
Guérir en «pleine conscience». Le terme peut prêter à sourire. Il s'agit pourtant d'une approche thérapeutique désormais reconnue et de plus en plus pratiquée à travers le monde depuis les années 80. Une récente étude américaine a évalué la technique chez des femmes ayant eu un cancer du sein. L'objectif était d'observer son impact sur plusieurs paramètres physiologiques et psychologiques révélateurs de leur état de stress. Ce n'est pas la première étude de ce genre, la littérature scientifique s'étoffe de plus en plus autour de cette thérapeutique pour mesurer son effet sur l'anxiété, la douleur ou encore la dépression y compris chez des patients souffrant de cancer.

Une pratique confidentielle en France

La technique repose sur la méditation, inspirée notamment de philosophie bouddhique et associée à des exercices corporels comme le yoga. Près de 250 hôpitaux américains proposent ce type de programme. En France, elle est également pratiquée mais de façon plus confidentielle. Le Dr Claude Penet, psychiatre à Châteauroux et fondateur de l'Association pour le Développement de la Mindfulness (pleine conscience en Français) l'utilise par exemple depuis plusieurs années pour traiter des dépressions chroniques et les troubles anxieux et commence à former des groupes de patients atteints de cancer. Mais elle se pratique également à l'hôpital.
Le Dr Christophe André en a été le pionnier à l'hôpital Sainte-Anne, à Paris. «Les patients travaillent sur leur respiration, leurs pensées, leur capacité à se concentrer mais s'interrogent également sur les raisons de leurs rechutes, leur état d'esprit face à la maladie. Nous utilisons la méditation au service de la guérison», explique Claude Penet. Son association regroupe désormais 70 membres exerçant en France, en Belgique et en Suisse dont une dizaine de psychiatres, des psychologues et autres professionnels de santé. «La technique est intéressante, confie le Dr Sarah Dauchy, psychiatre et présidente de la Société française de psycho-oncologie. Elle est plutôt bien décrite, bien encadrée et bien pratiquée. Mais elle doit encore être validée par des études rigoureuses portant sur des échantillons de patients plus importants et avec des groupes contrôles actifs. La plupart des études comparent le fait de suivre ce programme avec le fait de ne rien faire du tout. Or, différentes activités peuvent avoir un bénéfice sur l'anxiété et le stress des patients», illustre-t-elle.

Des preuves à apporter

Une étude américaine récente a suivi 32 femmes dont seulement la moitié a suivi un programme Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR) pour la réduction du stress par la pleine conscience. Concrètement, ces femmes ont assisté à des séances hebdomadaires de plus de deux heures pendant 8 semaines, en pratiquant des exercices à domicile en parallèle. Les résultats montrent un bénéfice sur la pression artérielle ou encore le rythme cardiaque mais à court terme - moins d'un mois pour la plupart. «Cette étude a permis de poser des indicateurs pour évaluer l'état de santé psychologique de ces femmes avant et après un programme de MBSR. Il doit maintenant être complété par une plus vaste étude pour confirmer l'intérêt de cette thérapeutique», clarifie le Dr Jane Armer, coauteur des travaux.
À ce jour, la validation scientifique de cette technique reste donc limitée mais un faisceau d'éléments concorde en faveur d'un intérêt chez certains patients présentant des symptômes d'anxiété, de douleur ou de fatigue. «Les résultats dépendent par exemple de l'intensité de ces symptômes ou encore de la motivation et de l'âge des patients», indique Marion Barrault, psychologue à l'Institut de cancérologie Bergonié de Bordeaux. Quoi qu'il en soit, «ces bases scientifiques apportent de la rigueur à cette démarche. Il y a quelques années, il n'était pas évident de proposer la méditation à des patients dans le cadre d'un traitement. Cela faisait un peu folklorique. Désormais nous avons des arguments», se réjouit Claude Penet. Cette approche a donc de beaux jours devant elle.
Article ONCO 41 de la nouvelle république 22 Février 2012

Issu du premier Plan cancer, le réseau territorial de cancérologie, Onco 41, fait le lien entre les structures de soins dans le département et les patients (adultes, enfants et adolescents) touchés par la maladie. Actif depuis juin 2009, le réseau a suivi 230 nouvelles personnes en 2011. Dès l'annonce de la pathologie, pendant le traitement et même après, à distance et sans aucun délai, le réseau reste à la disposition des malades. « Nous proposerons à la personne de venir faire une évaluation de ses besoins, pour mettre en place des soins de support, qui peuvent être d'ordre psychologique, nutritionnel ou sous forme de soins socio-esthétiques »,expliquent Florence Davesne, infirmière coordinatrice d'Onco 41, et Isabelle Denis, secrétaire médicale. Après vérification des mutuelles qui peuvent prendre en charge des consultations, le réseau Onco 41, essentiellement financé par l'Agence régionale de santé, prend en charge une amorce de six consultations diététiques ou psychologiques pour chaque patient au plus près de chez lui et de trois séances individuelles pour les soins socio-esthétiques. En parallèle, des ateliers sont organisés dans les secteurs de Blois, Vendôme et Romorantin : d'un endroit à l'autre, il s'agit d'activités physiques adaptées, de soins socio-esthétiques, d'un moment convivial dans un endroit insolite, d'un temps de parole avec un professionnel de santé, de la relaxation avec une sophrologue pour enfants et ados dont l'un des proches est malade ou encore d'une séance avec un psychologue pour les plus jeunes. La réinsertion professionnelle est aussi l'une des thématiques que peut aborder l'équipe, de même que la précarité, en orientant le patient vers une assistante sociale. Le réseau Onco 41 va déménager ce printemps, dans un espace plus grand. A cette occasion, des portes ouvertes seront organisées.