Au-delà des nuages ...



L’autre jour, une participante à mes groupes de sophrologie du lundi m’a glissé un petit carton.
Ces quelques mots issus du mot CANCER sont apparus en elle, un jour, comme une évidence, suite aux séances :
Comment
Arriver à
Naître une 2ème fois
Croire en soi
Et
Retrouver la joie de vivre

Geneviève Cancer du sein 2007

Lorsque l’on vous annonce que vous avez un cancer, le monde s’arrête, et vous pénétrez dans un autre univers, celui de la médecine, des protocoles, des examens, des machines et parfois des souffrances et douleurs. Dans cette bataille, les pensées sont nombreuses mais aussi les peurs, les doutes… c’est un peu comme si vous aviez, au dessus de votre esprit, une multitude de nuages noirs et gris.
Juste relever la tête et regarder un tout petit plus loin, au dessus des nuages et peut être voir la lumière, même si il ne s’agit que d’un faible point.
Elles savent qu’elles ne seront plus jamais comme avant, avant la maladie, mais n’est ce pas l’occasion pour se découvrir, comprendre son fonctionnement et réfléchir sur l’après, une fois que les traitements seront finis, une fois qu’elles pourront de nouveau marcher sur leurs chemins ….
La sophrologie s’intègre parfaitement dans ce cheminement, tout comme la réflexologie, l’ostéopathie et la psychothérapie, toutes ces disciplines sont importantes et elles permettent d’affronter, d’avancer et enfin de dépasser.
Toutes ces méthodes sont proposées à la ligue contre le cancer, en plus de tout le reste. J’interviens chaque semaine à la ligue de Bayonne dans le cadre de l’association Stane « la sophrologie, pour une action solidaire »
Au début, elles ont surtout besoin de parler, de raconter et d’être écouté. La pratique de la sophrologie libère la parole car elle libère le corps et l’esprit.
« je veux vider ma tête » « j’ai peur, je sens ma peur dans mon ventre » « je cogite jour et nuit » « j’ose pas en parler à mon entourage, ils n’ont pas envie, c’est moche et triste » « je voudrai prendre du recul, de la distance » « j’ai tout à assumer, je me sens lourde « « je me sens pas femme » « j’arrive pas à fermer l’œil de la nuit » voici en vrac quelques phrases qui ont été exprimées lors des premières entrevues. Nous sommes dans un espace protégé, nous faisons une pause ensemble sur le monde extérieur, elles se sentent en confiance et les paroles sont vraies, authentiques, dures parfois mais rarement désespérées.
Très vite, nous reprenons contact avec le corps, les points d’appuis. Nous libérons le trop plein de négatif et nous accédons à la détente. Et là tout est possible, si c’est le moment… Nous pouvons activer ensemble l’énergie et l’harmonie. Nous pouvons contempler les différentes parties du corps, les organes malades mais tout le reste qui est en santé. Nous pouvons mieux comprendre l’avant et se projeter plus sereinement dans l’avenir, un avenir dans lequel nous allons mettre du sens.
Car avant toute chose, c’est la quête de sens et du rôle à jouer après qui peut donner l’envie de continuer.

Voici l'adresse du site de notre association Stane :
et de la ligue contre le cancer