Reportage

Dans le cadre de l'association Stane, je vais suivre une personne atteinte du syndrome de Klinefelter. Vous pourrez suivre ce reportage unissant des phenodescriptions et des exemples de pratiques, recueillis lors des séances.
Vous pouvez également retrouver cet article sur le site de l'association Stane.
http://www.stane.asso.fr/ 



Premier entretien ...
Nous l’appellerons Max.
Max a 40 ans, il a appris en avril dernier qu’il était atteint du syndrome de Klinefelter, un nombre anormal de chromosomes (47 au lieu de  46). Ce syndrome est la cause de  sa stérilité ainsi qu’un manque de tonus, une irritabilité, des sautes d’humeur…
Pour lui, l’annonce fut un véritable choc surtout qu’il tentait depuis quelques mois de concevoir un enfant avec son amie.

 
A notre première rencontre, sa compagne est présente. Max me parle de ses douleurs, de sa fatigue corporelle et psychique,   son manque de confiance et d’estime en lui.
Son amie exprime son désarroi, sa tristesse et son désir d’avancer, de se battre.
Ils osent, chacun leurs tours et avec beaucoup de respect, exprimer leurs éprouvés et leurs peurs.
Ils déposent des « bagages » bien trop lourds.
Nous décidons, avec Max, de mettre en place une dizaine de séances de sophrologie dans le cadre de l’association Stane.
Nous suivrons les avancées grâce à ces petits reportages et Max illustrera chaque reportage avec une de ses photos.
Après la première séance en couple, max et son amie ont eu la sensation de s’être libéré d’un poids.
Lorsqu’il arrive à la deuxième séance, seul, Max n’a pas le moral, il se sent fatigué et exprime les difficultés qu’il a dans son travail (un travail physiquement et psychiquement éprouvant) de prendre de la distance. Nous parlons de l’image qu’il a de lui-même, une image plutôt négative.
Nous travaillons principalement la libération des tensions grâce aux différents outils sophrologiques et à son enracinement. Retrouver la présence de son schéma corporel et évacuer toutes les douleurs, les jugements, les émotions grâce à l’expire et l’intention sont les premiers pas vers un mieux être.
Je le trouve très dur avec lui-même, très négatif. Je lui propose donc d’inspirer la douceur et d’expirer la dureté et de demander à son amie, pour la prochaine séance, quelles sont ses qualités (physiques, mentales et émotionnelles).
Suite à  la séance, il se sent fatigué, à la limite du sommeil et légèrement mal à la tête.
Lors de la 3ème séance, il exprime ses résistances, ses peurs et son désir de trouver la paix.
Nous expérimentons différentes respirations, son ancrage et le geste signal (associer un geste à un état de détente).
Suite à cette dernière séance, il m’écrit « je me sens plus
grand, une fois que la séance se termine et plus heureux. »
A bientôt Max.
Forum sur le syndrome de Klinefelter