"Espace Zen" du Château de Viven

(cliquer sur le texte pour l'avoir en entier)
Dans notre société le silence fait peur, il est synonyme de rupture du lien puisque la parole nous fait exister et le silence, un espace à remplir. Notre culture est basée sur la parole et le questionnement « au commencement était le verbe » la bible (jean, 1:1)

Pourtant, dans d’autres sociétés, l’homme se ressource en écoutant le silence.
Dans la culture chinoise, l’accent est mis sur la voie plutôt que la voix.
Plus on parle, plus on s’éloigne de la vérité et toute question est une crispation qu’il faut désamorcer.
« un chien n’est pas estimé parce qu’il aboie bien, un homme n’est pas tenu pour sage parce qu’il parle habilement » Tchouang-tseu
Dans la culture chinoise, l’importance est plutôt donnée au 3ème œil qu’au bavardage,  le regard qui pénètre le sens caché, le non verbal qui renseigne et donne une vision plus large, laisse la place à l’imaginaire 
 
Le silence relève d’une sensation subjective puisque notre ouïe est stimulée en permanence
Mais le silence nous prive de nos repères sonores et c’est pourquoi il nous fascine, nous intimide ou nous effraye.
Il nous renvoie à nos peurs archaïques, au sentiment d’insécurité de base, à la solitude, à l’abandon, à la finitude