mardi, avril 17, 2018

Aujourd'hui j'accepte, mais ça fait mal (part 2)


Accepter la douleur physique n'est pas facile mais la douleur psychique n'est pas une partie de plaisir non plus. Parfois même, pour éviter de la ressentir, on cherche une douleur corporelle pour faire diversion. Ne nous jetons pas la pierre, au contraire, connectons nous avec notre partie indulgente et bienveillante, notre parent nourrissant. 
De la douceur et de la compréhension, avec une écoute attentive pourraient peut être nous aider à accueillir cette douleur non localisable. Je ne dis pas que le processus est simple et je sais que parfois il est impossible sans aide extérieure. Mais observons que traiter notre douleur avec une approche de "meilleure amie" ou de "parent bienveillant" peut nous aider à nous apaiser. 
Je me connecte donc avec bienveillance, je me détends (respiration, ressentis et ralentissement) et je donne du sens. Entendre derrière la douleur, nos besoins non satisfaits et nos désirs réprimés.
Si je n'y arrive pas, j'accepte que j'ai des limites, des fragilités, des incapacités. Je suis humain(e) tout simplement.

lundi, avril 16, 2018

Aujourd'hui j'accepte, mais ça fait mal ! (part 1)


Cette semaine, je vous propose de commencer à accueillir, pendant les jours qui viennent, tout ce que nous devons affronter en acceptant. C'est une forme d'abandon donc il y a nécessairement un lâchez prise. 
La liste est tellement longue que je ne vais peut être pas pouvoir tout aborder, cela risque d'être incomplet mais l'idée est plus de trouver un cheminement intérieur qui lève ces obstacles.
Alors je vous remercie pour votre indulgence, je me positionne comme une exploratrice et je vous invite à faire de même. 
Commençons par la douleur. Ce n'est pas l'acceptation qui amène à la douleur mais si nous ignorons une douleur par exemple, en l'évitant, elle peut se transformer en souffrance. La constance de la douleur fait son travail de sape en arrière conscience et notre moral baisse, notre humeur devient maussade et la souffrance en nous, prend toute sa place.
Je vous propose donc d'observer la (ou les) douleur(s) dans votre corps. Lorsque vous accueillez une personne, vous l'invitez à vous rejoindre et vous conversez ensemble. Et bien, vous faites la même chose avec votre douleur, vous mettez votre regard intérieur dans l'espace douloureux et vous respirez dedans. 
Quelles pensées apparaissent? Quel sens pouvez vous lui donner ? Est ce que vous pouvez tranquillement diminuer son intensité (négocier avec elle)? Quelle leçon pouvez vous  en tirer ? Devez vous changer quelque chose dans votre vie ?.
Revenez voir cette douleur, plusieurs fois et comme vous l'acceptez (elle est), elle va peut être se transformer (l'acceptation permet la transformation) mais surtout, vous allez peut être modifier vos habitudes, vos réflexes.....

vendredi, avril 13, 2018

Aujourd'hui, j'écoute ce qui se passe en moi

Pour finir cette semaine, je vous propose d'entraîner votre capacité d'écoute de votre intériorité. Elle est essentielle à notre cheminement, peu importe l'intention que nous ayons. On peut l'appeler "accueil", "présence", "observation"..., c'est une disposition d'esprit vers ce qui se vit en nous. Et surtout entraîner notre capacité à y revenir, autant de fois que nécessaire.
Parfois, j'oublie ou j'évite d'écouter car j'ai reçu, enfant, que c'était égoïste de le faire "arrête de t'écouter !".
Alors qu'une vraie écoute, sincère et lucide,  nous permet ensuite d'être attentif et disponible à l'autre.
Parfois, je pratique cette écoute et je marchande avec elle. Je me dis "tu es calme" mais je n'écoute pas vraiment ce qui se vit, je ne veux pas voir une émotion, un inconfort, une gène... car je ne sais pas forcément gérer.
Cette semaine, nous avons tenté de quitter le déni, nous nous sommes reconnectés à la réalité maintenant nous allons voir comment gérer ce qui se vit en nous lorsque nous devons accepter un événement, une situation, un changement, une parole, une pensée, une souffrance...
Bon week end et à lundi





jeudi, avril 12, 2018

Aujourd'hui, je lâche le "oui mais c'est inacceptable!"

Je constate souvent qu'à la suite d'un atelier sur l'acceptation, avec la ferme intention de chacun d'épouser ce qui nous arrive et ce que nous ne pouvons changer, qu'il y a toujours des zones d'inacceptable. Nous sommes d'accord que nous devons accepter mais nous ne pouvons accepter l'injustice, la torture, la maladie, la mort.....car il existe toujours une confusion entre "accepter" et "être d'accord". Nous pouvons nous révolter contre l'injustice, organiser des mouvements, combattre les inégalités, manifester contre les violences de toutes natures, mais malheureusement elles existent toujours, dans certains pays, dans certaines cultures, dans certaines familles et dans certains êtres.
Alors, il faut se résigner ? abandonner ? non juste prendre bien conscience qu'accepter est le premier pas vers une possible transformation. Accepter n'est pas se résigner mais dire juste "c'est", ensuite tout est possible et nous le verrons les prochains jours.
Alors aujourd'hui, je regarde avec lucidité et bienveillance toutes les non acceptations qui brûlent en moi et me consument.


mercredi, avril 11, 2018

Aujourd'hui, je suis UN avec la réalité

Dans la non acceptation, il y a souvent une déconnexion avec la réalité. D'ailleurs, la première phase, dans le processus du deuil, est le déni de la réalité. Comment puis je alors rentrer dans l'acceptation alors que je ne suis pas dans la réel ?
Donc la 1ère étape consiste à revenir (inlassablement) à ce qui est. J'aime me poser cette question lorsqu'une pensée (inquiétante) apparait : "est ce réel ?"
Il y a LA réalité et notre perception. Si je regarde un événement avec angoisse et refus intérieur, suis je face à l’événement réel ou à une projection de ce qui pourrait éventuellement arriver ? 
En accompagnant les personnes, je réalise à quel point les émotions fortes et souffrantes sont liées à des manières de percevoir la réalité souvent en copiant collant ce qui s'est déjà passé.
Donc comment puis je faire pour revenir à la réalité? Je place mon attention là ou est mon corps. Je me pose cette question "est ce réel?", toutes les fois où je sens la tension.Je contacte ainsi mon adulte et j'apaise mon enfant (qui panique).


mardi, avril 10, 2018

Aujourd'hui, je bloque et je note

Notre programme démarre et nous allons consacrer notre journée (tout en assurant notre quotidien) à noter intérieurement (et sur notre carnet de bord), toutes les fois où nous bloquons sur ce qui se passe à l'extérieur de nous ou en nous.
J'ai remarqué que la non acceptation, provoque souvent en moi une tension, une rigidité, un souffle court, un énervement, une colère parfois même.....le panel est large et par une conscience observatrice, nous pouvons desceller ce que nous refusons. 
A ce stade, nous pouvons faire la différence des choses sur lesquelles nous avons du pouvoir et celles sur lesquelles nous n'en avons pas. Notre cheminement va porter sur la  2ème catégorie car si n'avons pas de possibilité d'action, nous n'avons pas d'autre choix que d'accepter ce qui est.
Dans un premier temps donc notons (grâce à nos ressentis) ce que nous n'acceptons pas dans notre vie. Descellons nos mensonges avec les autres et nous même, détectons les OUI qui hurlent à l'intérieur NONNN, sentons en nous le refus de petits détails quotidiens, débusquons nos dénis et enfin assumons nos petites mesquineries.
En partant d'une totale honnêteté avec nous même, nous avons déjà fait un grand pas vers l'acceptation.