jeudi, avril 26, 2018

Aujourd'hui, j'accepte que l'autre soit différent



Lorsque nous nous retrouvons face à une personne avec une façon de penser différente, des valeurs éloignées des nôtres, un comportement incompréhensible...., nous avons, dans ce cas, une fâcheuse tendance à rejeter ou juger. 
Une jeune femme me disait qu'elle ne pouvait comprendre la méchanceté lorsqu'elle la rencontrait chez quelqu'un  et qu'elle se mettait automatiquement en position de repli et d'agacement. 
Nous avons donc travaillé ensemble l'acceptation de l'existence de la méchanceté dans ce monde. 
Sa partie "enfant" le refusait mais son adulte pouvait le comprendre. De plus, nous ne reconnaissons chez l'autre ce que nous connaissons chez nous. Peut être que dans le cadre de référence de cette jeune femme, dans sa famille par exemple, la méchanceté n'était pas admise. Peut être qu'enfant, elle a senti cette méchanceté s'activer en elle  (avec d'autres enfants par exemple), mais n'étant pas acceptable, elle l'a enfouie très profondément, pour l'oublier.  
Si nous sommes affectés par la différence de l'autre, par son comportement, son discours, sa façon de penser, nous pouvons nous demander si nous ne sommes pas en train de voir chez cette personne une partie de nous que nous méconnaissons ou que nous refusons. C'est le principe de la projection.
Alors aujourd'hui, je m'installe tranquillement en moi et je regarde la complexité et la variété des êtres qui m'entourent sans chercher à les changer. Et si je me sens vraiment mal face à quelqu'un, je vais explorer ma projection et ainsi accepter que ce que je déteste chez lui existe peut être chez moi, dans un certain contexte et c'est ok.

mercredi, avril 25, 2018

Aujourd'hui, j'accepte de ne pas plaire

Rappelons nous, qu'enfant nous cherchions l'approbation.
Besoin de reconnaissance, besoin d'entendre que nous sommes quelqu'un de bien, "une bonne personne", besoin de nous sentir appartenir, intégrer, exister. 
Nous étions donc en adaptation permanente et nous ressentions une vraie souffrance lorsque nous pensions être rejetés, désapprouvés .
Adulte, nous gardons parfois cette quête de reconnaissance, de validation, d'approbation car notre enfant, en nous, n'est pas apaisé, réparé, rassuré.

Mais en cherchant à plaire, je peux être contraint de changer mes couleurs (caméléon), de nier mes émotions (ne ressent pas !), de me valoriser dans le regard de l'autre, de répondre aux besoins de l'autre, de dire oui alors qu'au fond, je pense non ....et la liste peut s'allonger.
En cherchant à plaire, je m'éloigne de moi même.

Mais si nous pouvions proposer à l'adulte que nous sommes, de plutôt avancer vers notre être véritable. Plus nous nous approchons de nous, grâce à un vrai travail sur soi de découverte et d'acceptation, plus nous assumons ce que nous sommes réellement. Avec nos parts de lumière et d'ombre. Et nous comprenons que si nous recevons la désapprobation, peut être que ce sentiment parle plus de l'autre que de nous.


mardi, avril 24, 2018

Aujourd'hui, j'accepte que l'autre puisse avoir raison

J'ai déjà abordé de nombreuses fois cette notion. Que de nœuds au cerveau, de relations gâchés ou anéanties, de liens humains distendus, de couples défaits....... 
Qu'est ce qui fait que nous cherchons tout le temps à avoir raison et à prouver à l'autre qu'il a tort ? Besoin de reconnaissance, de se prouver ses connaissances ou signe d'un égo qui s'agite dans tous les sens pour exister et se protéger ?
Qu'est ce qui fait que nous ne pouvons pas nous dire que l'autre a son opinion, sa vision, sa compréhension et ses connaissances ? Accepter que l'autre puisse avoir raison ne signifie pas épouser son point de vue (ou l'épouser tout court!). 
C'est juste un lâchez prise venant de notre cœur, un abandon d'une illusion que nos rencontres sont des clones de nous même. Parfois, nous recevons le cadeau d'être en osmose avec la personne mais la différence crée le questionnement, les doutes, les remises en cause, les ouvertures aussi.
Alors ouvrons notre cœur, apaisons notre égo, respirons, détendons nous et regardons la personne en respectant  ses paroles, ses peurs, ses interrogations, ses certitudes........
et comme dit Marshall Rosenberg : "au lieu de chercher à avoir raison, cherchons à nous rendre la vie merveilleuse"

 

dimanche, avril 22, 2018

Aujourd'hui, j'accepte ma frontière de confort

Nous avons, la semaine dernière,  pu constater que nous faisions tout pour éviter nos zones d'ombre alors que le cheminement vers l'acceptation nécessite une vraie lucidité sur soi.

Cette semaine, nous allons aborder l'acceptation dans la relation et la semaine d'après, nous verrons tout ce que peut nous apporter ce processus.


Commençons aujourd'hui par bien poser nos limites, notre frontière de confort. 
Il est essentiel de connaître ses limites même si notre rêve est  d'être "parfait", "super", "puissant", "fort", "aidant"..., même si depuis notre plus jeune âge, nous voulons être reconnu comme quelqu'un de remarquable et d'unique. Nous sommes tous et toutes uniques mais nous avons néanmoins nos limites. 

Nous pouvons imaginer dessiner autour de nous, grâce à une couleur ou une lumière, une frontière que nous pouvons à notre aise agrandir ou rétrécir. Nous savons que cette limite est notre zone de confort et au delà de cette frontière, nous pouvons être dans l'inconfort. Par exemple, une personne va avoir besoin de repos et d'immobilité pour augmenter son énergie alors qu'une autre, se ressource en s'agitant et s'activant. Une autre va avoir besoin de parler beaucoup lorsqu'elle ressent une émotion alors qu'une autre devra s'isoler pour donner du sens à cette émotion. Nous oublions nos limites en grandissant car nous sommes tout le temps en adaptation avec notre environnement et dans la recherche d'approbation. 
Aujourd'hui, face aux sollicitations, demandez vous "est ce OK pour moi?"
Bien connaître sa frontière de confort va nous permettre de nous affirmer tranquillement et d'accepter les limites de l'autre.


vendredi, avril 20, 2018

Aujourd'hui j'accepte, je dis OUI


Depuis le début du programme, je remarque et je note quand je refuse, je reviens à la réalité sans mensonge et sans marchandage, j'écoute réellement ce qui se passe en moi. J'accueille les douleurs physiques et morales, je n'ai pas peur de la peur. 
Je vous propose aujourd'hui pour terminer cette semaine, de vous placer en vous un grand oui tout au long de la journée. Avez vous vu ce film (Yes man) avec Jim Carrey ? Après un séminaire sur l'acceptation, il se voit obliger de dire OUI à toutes les propositions. Nous allons donc expérimenter des OUI intérieurs ou non, tout au long de notre weekend et sentir les effets en nous et autour de nous. 

De plus, je vous propose de découvrir (ou redécouvrir) le travail de Byron Katie. Elle a une technique très efficace (questionnements) pour permettre le processus d'acceptation.
Elle sera au Grand Rex en juin.
Voici toutes les informations, à lundi
BYRON KATIE
au GRAND REX
1, bd Poissonnière, Paris
Samedi 30 juin 2018
atelier d'une journée 9h30-17h
Traduction en français assurée

Un jour avec Byron Katie à Paris
Se libérer de nos pensées stressantes et limitantes avec Le Travail de Byron Katie.
Le Travail est une démarche étonnamment simple, accessible aux gens de tous âges et de toutes origines, et qui ne nécessite rien d'autre qu'un papier, un crayon et un esprit ouvert.

Informations et réservations
www.byron-katie-paris.com

jeudi, avril 19, 2018

Aujourd'hui j'accepte, mais j'ai peur (part 2)

Hier, nous avons évoqué la peur de lâcher, de perdre le contrôle. Aujourd'hui, nous pouvons mesurer la difficulté de lâcher sans connaître les conséquences de de cette acceptation.
Car l'acceptation d'une situation, d'un état, d'un événement va avoir des effets. 
Si nous prenons le processus d'un deuil par exemple, dans les différentes étapes pour arriver jusqu'à l'acceptation, nous freinons (inconsciemment) pour ne pas avoir à affronter la réalité et ses conséquences (la solitude, le manque, le rejet de certains amis....).

En acceptant, je peux avoir peur d'être rejeté, de ne pas être à la hauteur, d'être déçu, d'être impuissant, de perdre.... 
Nous ne pourrons pas citer toutes les peurs mais peut être pouvons nous, avec lucidité, observer et analyser nos peurs. Nous allons de ce fait aller chercher la partie "adulte" de notre être qui va pouvoir regarder la réalité et analyser les faits. 
Car toutes ses peurs sont supposées,  nous revenons à la vraie réalité, nous nous rassurons grâce à ce retour vers le réel. La partie "adulte" de notre être est capable aussi de dire "stop, tu délires, reviens sur terre !!". Et parfois, nous en avons bien besoin.
Belle journée

mercredi, avril 18, 2018

Aujourd'hui j'accepte, mais j'ai peur (part 1)

Nous continuons notre exploration des obstacles à l'acceptation : La peur
Commençons par la peur de lâcher.
Mais qui lâche quoi ? c'est l'égo qui souhaite tout contrôler, pour être rassurer et survivre, qui nous empêche de nous abandonner. Si je lâche, tout va partir en "sucette".
L'inconnu face à ce lâchez prise est lui aussi effrayant. Je rencontre beaucoup de personnes qui se bloquent à l'acceptation par peur de perdre le contrôle.
Alors que faire ? 
je vous propose de revenir à l'instant présent et de faire des tests d'abandon avec des filets de sécurité rassurants. Par exemple, j'accepte et je m'abandonne à ce changement mais pour me sentir plus confortable et ne pas avoir cette sensation de plongeon dans le vide, je m'octroie un élément qui me sécurise. En fait, c'est une négociation par rapport à la réalité et à nos possibilités. Avec cet aménagement, vous n'êtes plus victime de la réalité mais plutôt acteur (actrice) et vous avez le choix. De plus, vous vous inscrivez dans l'instant présent.
Exemple : Au travail, on me propose (m'impose) une nouvelle mission. J'ai peur. Je m'installe dans l'instant présent et je me demande "là, tout de suite de quoi ai je peur?" (je baisse ainsi l'intensité d'une peur anticipatoire et psychologique).
J'accepte donc cette nouvelle mission que je ne connais pas (pour le moment), mais je demande de recevoir une formation au préalable. (on m'impose une nouvelle mission, je n'ai d'autre choix que d'accepter, j'ai peur alors je cherche à me sécuriser en demandant une formation qui puisse me rassurer). 
A demain pour une autre peur.
Belle expérimentation